Sacré week-end, en tout cas sportivement on aimerait en voir plus souvent! De la Formule1, du rugby, du tennis et j'en passe! Mais le sport certes national qui a suscité l'engouement sans faille
des médias, à défaut des français, c'était le premier tour des législatives.
40% d'abstention mais à qui la faute? Vous connaissez déjà les résultats du scrutin: une déferlante bleue, un match à sens unique, une victoire préméditée de l'UMP puisque les médias ne
cessaient de donner le parti gagnant d'avance.
Et c'est justement sur ce point qu'il est intéressant de revenir. Depuis des semaines l'UMP s'active, Sarkozy est partout et le fait savoir. Bien sûr stratégiquement il est dans son intérêt
d'afficher son dynamisme, sa réactivité. Président médiatique il sait faire parler de lui, et en bien si possible! Alors que Besancenot évoque l'hypothèse de l'existence de clones ou de sosies de
Sarkozy pour expliquer son omniprésence dans les médias, les socialistes se sont retrouvés complètement éclipsés, évincés de la scène médiatique. Désormais on ne parle de la gauche que pour
évoquer les tensions internes, les éventuelles passations de pouvoirs, et toujours pas de leurs mesures concrètes.
Et c'est ce qu'ont retenu les français entre les présidentielles et ce premier scrutin législatif. Contrairement au dicton populaire qui s'est si souvent vérifié dans le passé, Sarkozy
semble se donner les moyens de ses ambitions. Les français croient en sa bonne foi et en sa volonté de réformer notre pays qui, ces dernières années a fait preuve d'un immense immobilisme.
Mais pour remporter une majorité au parlement il ne suffit pas de "s'afficher". Cette large victoire, les socialistes en sont également responsables. Inertes, terrassés par leur défaite, le clan
des rouges n'a pas su se remettre en question pour se positionner comme challenger et non comme victime.
Un incroyable manque de réactivité, des propositions économiques et sociales qui ont fait leur temps et qui ne trouvent plus écho au sein de l'électorat, les explications sont nombreuses et
fondées. Les socialistes doivent repenser leurs fondements et évoluer avec leur temps.
En attendant, la voie est libre pour Sarko, et il en profite totalement. La crainte demeure dorénavant dans l'éventuelle hypothèse d'une majorité écrasante au Parlement. Source de tension et de
"mutinerie" de pouvoir dans le passé, ce scénario n'est à priori pas idéal pour la droite. Mais en prolongeant la politique d'ouverture aux autres partis, la droite pourrait bien bluffer les
français.
La droite, autant que la gauche doit tirer les leçons de ses échecs passés mais étant donné les résultats de ce premier scrutin, le baromètre politique semble virer durablement au bleu ciel.
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